Var
Prix moyen des terres et prés en 2022
Le plan de reconquête agricole lancé dans le département fait naître l’espoir de gagner à nouveau des surfaces agricoles. Son but est de répondre à la forte demande foncière, dans un contexte concurrentiel, qui a vu la surface agricole utile se réduire ces dernières décennies, par des emprises urbaines répétées. Celles-ci vont de pair avec un essor massif des friches spéculatives dans bien des plaines et abords de villages. Les secteurs viticoles, tirés par l’attrait des rosés de Provence, voient le prix des terres coller à la tendance haussière des vignes en AOP ou IGP. La présence d’investisseurs (grands groupes viticoles, industriels ) vient se rajouter à la concurrence forte entre producteurs locaux. De la côte à l’arrière-pays montagneux, si le différentiel de prix est encore très marqué, on assiste à une réduction de l’écart de valorisation. Sur les bassins d’Ollioules et Hyères, les terres maraîchères et horticoles présentent les records du département avec 100 000 euros/ha. Sur le pays de Fayence-Bagnols, la porosité avec le pays grassois maintient des prix hauts (40 000 euros/ha). Sur Fréjus et le bassin tropézien (hors AOP), les prix élevés sont moins extrêmes, entre 20 000 et 30 000 euros/ha. La cassure s’opère avec la Dracénie et le bassin de Brignoles-Saint-Maximin qui voient leurs terres varier selon la situation entre 12 000 euros et 16 000 euros/ha. Dans tous ces secteurs, une parcelle en AOP viticole sera surcotée. Du Bessillon au Haut-Var et Canjuers, les prix sont stabilisés entre 4 000 et 6 000 euros/ha.
Marché des terres et prés en 2022
4,53% des surfaces
en terres et prés ont été vendues